Des journalistes infiltrés ont parlé à des scientifiques de Pfizer qui affirment que l’immunité naturelle est probablement meilleure que le vaccin. Et un lanceur d’alerte révèle des courriels de hauts responsables de Pfizer – qui montrent qu’ils ne veulent pas que le public sache que des tissus de foetus avortés sont utilisés dans le développement des vaccins.
Le 8 octobre, l’Islande a suspendu le vaccin contre le Covid-19 du laboratoire américain Moderna, invoquant de légers risques accrus d’inflammations cardiaques.
L’île va ainsi plus loin que ses voisins nordiques qui ont, eux, simplement limité son usage. «Comme l’approvisionnement en vaccin Pfizer est suffisant sur le territoire […], le chef épidémiologiste a décidé de ne pas utiliser le vaccin Moderna en Islande», a indiqué un communiqué publié sur le site de la Direction de la Santé.
Cette décision est motivée par «l’augmentation de l’incidence de myocardite et de péricardite après la vaccination avec le vaccin Moderna, en plus de la vaccination avec Pfizer/BioNTech», a précisé le chef épidémiologiste du pays.
Une interdiction plus sévère que celle décidée par les autres pays nordiques Lire aussi La Slovénie suspend le vaccin anti-Covid Janssen après le décès d’une femme de 20 ans Depuis deux mois, l’Islande procédait à l’administration d’une dose supplémentaire «presque exclusivement» avec le vaccin Moderna pour les Islandais vaccinés avec Janssen, sérum unidose commercialisé par le laboratoire américain Johnson&Johnson, ainsi que pour les personnes âgées et immunodéprimées ayant reçu deux doses d’un autre vaccin.
Cela n’aura pas d’incidence sur la campagne de vaccination dans cette vaste île de l’Atlantique nord peuplée de 370 000 habitants, où 88% de la population âgée de plus de 12 ans est déjà entièrement vaccinée. Depuis le 7 octobre, la Suède et la Finlande ont également suspendu l’emploi du vaccin Moderna, mais uniquement pour les moins de 30 ans, et seulement pour les hommes en Finlande.
Le Danemark et la Norvège l’ont quant à eux formellement déconseillé pour les moins de 18 ans, en raison d’un risque d’inflammation du myocarde – le muscle cardiaque – et du péricarde – la membrane recouvrant le cœur.
Selon les autorités suédoises, la plupart de ces inflammations sont bénignes et passent d’elles-mêmes, mais un avis médical est recommandé en cas de symptômes.
Le gouvernement canadien a annoncé qu’aucun individu de plus de 12 ans, canadien ou non, ne pourra quitter le pays par voie aérienne s’il n’a pas réalisé un schéma vaccinal complet contre le Covid-19, et ce à compter du 30 octobre. Le mercredi 6 octobre, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le vice-Premier ministre Chrystia Freeland ont confirmé une annonce faite en août concernant l’obligation pour les voyageurs aériens au départ du Canada d’être intégralement vaccinés contre le Covid-19.
Lire aussi Au Québec, les manifestations liées au Covid-19 bientôt interdites autour de nombreux établissements La mesure concerne également les passagers de certaines compagnies ferroviaires et ceux effectuant un trajet en bateau de plus de 24 heures, comme le détaille un communiqué de Transports Canada : «A compter du 30 octobre, les passagers aériens en partance d’aéroports canadiens, les voyageurs à bord des trains de VIA Rail et de Rocky Mountaineer ainsi que les voyageurs à bord de navires à passagers menant des activités non essentielles et effectuant des voyages dont la durée est de 24 heures ou plus, comme les navires de croisière, devront être vaccinés». «Les exigences relatives à la vaccination s’appliqueront à tous les voyageurs âgés de 12 ans et plus qui sont des passagers aériens à bord de vols intérieurs, transfrontaliers ou internationaux au départ d’un aéroport canadien», précise le document, ce qui signifie que les non-Canadiens seront également soumis à la mesure. Comme le rappelle Radio-Canada, seuls les touristes vaccinés contre le Covid-19 peuvent entrer au Canada depuis début septembre, mais les travailleurs temporaires et les étudiants étrangers qui n’avaient pas reçu leurs deux doses de vaccins reconnus par les autorités canadiennes avaient le droit d’entrer sur le territoire canadien – sous réserve d’effectuer des tests de dépistage et de respecter une quarantaine de 14 jours. Ces personnes non vaccinées ne pourront donc plus quitter le Canada après l’entrée en vigueur du nouveau règlement.
Alors que les recours juridiques se multiplient de toutes parts, contre le passe sanitaire ou contre la vaccination obligatoire, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) fait le tri de son côté.
Fin septembre, le maître de conférences Guillaume Zambrano déposait une requête auprès de la CEDH contre la prolongation du passe sanitaire. Dans le même temps, il mettait à disposition, sur son site, un formulaire de requête pré-rempli afin que tout un chacun puisse se joindre à lui. Depuis, la CEDH a reçu plus de 20 000 requêtes identiques. Toutes, y compris celle de M. Zambrano, ont été jugées irrecevables hier, pour différentes raisons :
– « le non-épuisement des voies de recours internes » – « le caractère abusif de celle-ci au sens des dispositions de l’article 35 §§ 1 et 3 (conditions de recevabilité) de la Convention » – « la démarche de M. Zambrano est manifestement contraire à la vocation du droit de recours individuel [car] il vise délibérément à nuire au mécanisme de la Convention et au fonctionnement de la Cour »