



Aujourd’hui, 40% des nouvelles contaminations en Israël toucheraient des personnes vaccinées, est-ce un échec de la politique sanitaire ? Israël, pays exemplaire en terme de vaccination, qui a pris de cours le Vieux continent sur le sujet et qui n’avait plus qu’une dizaine de cas par jour début juin s’inquiète d’un reprise épidémique.
40% des nouveaux cas sont des personnes vaccinées, ce qui signifie que le variant est très contagieux. « Nous ne sommes pas inquiets, mais vigilants », a déclaré le professeur Gabi Barbash, lundi 21 juin. L’inquiétude est bien présente pour des cas de variant Delta. C’est l’information sur laquelle se jettent, avec de la bave aux lèvres, les anti-vaccins et notamment Florian Philippot qui, sur Twitter, n’a pas hésité mardi 22 juin à écrire : « Les cas à la hausse en Israël, dont 40% de vaccinés, 11.625 cas positifs ce jour au Royaume-Uni, au plus haut depuis fin février. Mais Véran et les ‘covidistes’ continuent de nous chanter matin, midi et soir le tout-vaccinal ! Stop ! ».
Il est bon de rappeler que la vaccination est efficace contre les formes graves, qu’elle ne protège pas à 100% mais permet d’éviter les cas graves. De nouvelles infections peuvent donc survenir sans faire augmenter pour autant les hospitalisations dans les mêmes proportions.
Il faut déjà mettre en perspective les chiffres de cette reprise des contaminations puisque plus de 100 personnes positives ont été recensées en 24 heures lundi 21 juin, pour la première fois depuis fin avril. La moyenne sur les sept derniers jours en Israël a dépassé les 50 cas quotidiens. On n’est pas dans une résurgence massive mais c’est une tendance.


Voilà un mal chronique dont souffre l’hôpital public et nombre d’autres services publics français, depuis des années: le sous-financement.
Une pathologie à laquelle le Président ne semble vouloir prescrire aucun remède. «Il n’y a pas eu de changement de paradigme comme promis par Emmanuel Macron» déclare Didier Birig, le secrétaire général de FO-Santé.
Au premier trimestre 2020, 1.800 lits ont été fermés. Le syndicat réclame l’arrêt immédiat des fermetures de lits pour rompre «avec une approche essentiellement financière» et «regarder les besoins de la population».
En ces temps d’épidemie de privatisation, rappelons les propos de Noam Chomsky. «Vous voulez détruire un système? D’abord, coupez les vivres. Ça ne marchera plus. Les gens s’énerveront, ils voudront autre chose. C’est la technique de base pour privatiser un service public».
Les Français devraient sans doute être au chevet de leurs hôpitaux.
Cette caricature n’engage que la responsabilité du dessinateur.
SMS envoyé automatiquement si vous sortez de chez vous sous couvre-feu, amendes prélevées directement sur votre compte… Pour anticiper les futures crises, des sénateurs proposent de développer des outils de plus en plus intrusifs.
Trois sénatrices et sénateurs membres de la « délégation sénatoriale à la prospective » ont rendu le 3 juin leur rapport d’information sur les crises sanitaires et les outils numériques. Les parlementaires Christine Lavarde et René-Paul Savary, tous deux LR, et Véronique Guillotin, du Mouvement radical (petit parti centriste, proche de LREM) y proposent de collecter de nombreuses données personnelles de la population au prétexte d’anticiper les futures crises, en particulier épidémiologiques, à venir. Selon eux, le numérique serait « un puissant antivirus ». Ces données seraient transférées sur un « Crisis Data Hub », nommé ainsi en référence au « Health Data Hub », qui recueille déjà les données de santé (voir notre article).

La Commission européenne a adopté mercredi 23 juin 2021 le plan de relance proposé par la France. Cela va permettre le versement par l’Union européenne (UE) d’un montant de 39,4 milliards d’euros sous forme de subventions au titre de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR). La France compte sur ces fonds européens pour financer une grande partie de son plan de relance de 100 millions d’euros.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’est dite heureuse de présenter l’évaluation positive de la Commission européenne concernant le plan de relance et de résilience de la France. NextGenerationEU (nom donné au plan de relance européen, N.D.L.R.) est un symbole de ce qui est possible lorsque l’Europe se réunit autour d’une vision commune d’un avenir meilleur. Cet instrument permettra de financer les investissements et réformes nécessaires à la construction d’un avenir prospère
, déclare-t-elle.
La Commission a évalué le plan de la France au regard des critères énoncés dans le règlement sur la facilité pour la reprise et la résilience. Selon l’exécutif européen, les investissements et les réformes prévus dans le plan de la France soutenaient bien les transitions écologique et numérique et contribuaient à relever efficacement les défis recensés dans le cadre du Semestre européen et renforçaient son potentiel de croissance, la création d’emplois et sa résilience économique et sociale
, est-il écrit dans un communiqué.
Dans son plan, la France consacre 46 % de ses ressources à des mesures de lutte contre le réchauffement climatique, avec notamment des investissements dans la rénovation énergétique des bâtiments, la mobilité propre (infrastructures et véhicules) et la décarbonation des processus industriels.
